Pauline Etcheverry - Narratrice
Pauline Etcheverry - Narratrice

Dans ce chapitre, je partage avec vous quelques anecdotes à méditer :

 

Vouloir avoir raison...

 

Lorsque je faisais mon service militaire dans la marine, je me souviens d'une soirée par une mer mauvaise et une visibilité réduite. Tout à coup la vigie cria :

- Lumière immobile à tribord !!!

Cela signifiait la collision à brève échéance.

Le capitaine cria la vigie :

- Dites au navire d'en face de dévier sa trajectoire de 20 degrés !!!

La réponse ne se fit pas attendre :

- C'est à vous que je suggère de le faire !

L'officier insistât :

- Je suis un navire de guerre, j'ai priorité !

L'autre répondit :

- Et moi je suis un phare !!!

Inutile de préciser que c'est nous qui avons immédiatement changé de cap...

  

                                                                                               ( R. Covey )

   Dans une fable d'Ésope, cet auteur grec qui inspira La Fontaine et d'autres fabulistes, il est question d'une dispute entre le vent et le soleil, chacun des deux prétendant être le plus fort. Le soleil finit par dire au vent : « Regarde ce voyageur là-bas. Voyons lequel de nous deux réussira à lui faire enlever son manteau. Je te laisse commencer ». Pendant que le soleil cache sa face derrière un nuage, le vent se met à souffler de plus en plus fort, mais plus il souffle, plus le voyageur se serre dans son manteau qu'il retient avec force, si bien que le vent finit par abandonner la partie. Le soleil réapparaît alors et se met à darder ses rayons avec une si chaude ardeur que l'homme ne tarde pas à enlever son manteau.

   Conclusion : Là où les coups de bourrasque de la dureté dans l'exhortation, conduisent généralement à se raidir et se défendre, la bonté chaleureuse finit par ouvrir le cœur comme une fleur aux doux rayons d'un soleil printanier. (Maurice Decker)

+++++++

 

 

   Un missionnaire fut envoyé dans une tribu indienne pour y annoncer l'Évangile. Les gens l'accueillirent avec hésitation et, durant les premiers temps, le surnommèrent «l'homme blanc». Lorsqu'ils le connurent un peu mieux, ils se mirent à le surnommer «le respectable homme blanc». Plus tard, en voyant clairement la bonté de son cœur et son désir de leur rendre service, ils en vinrent à parler de lui comme de « l'indien blanc», indiquant ainsi qu'ils l'acceptaient comme l'un des leurs. 

   Puis un jour, un indien se blessa au pied lors d'un accident. Le missionnaire prit l'homme chez lui, lava son pied et le soigna avec amour. Les gens furent surpris de le voir agir avec une si grande bienveillance. Après cet incident, ils commencèrent à le surnommer « l'homme de Dieu ».

(Anecdote tirée d’une méditationde Notre pain quotidien, Radio Bible Class, Québec ) 

 

 

+++++++

 

 

    Un maçon discutait un jour avec le patron de la société de construction qui l'employait. Ce dernier fit allusion au frère du maçon qui était un violoniste de réputation internationale :

- Ce doit être fantastique d'avoir un frère célèbre, qui est connu dans le monde entier ! » lui dit-il. Sans penser un seul instant qu'il pouvait blesser son interlocuteur dans son amour-propre, il ajouta :

- Évidemment, nous devons accepter que les talents ne soient pas distribués également au sein d'une même famille ! »

Et le maçon de lui répliquer, sans perdre son sang-froid :

- C'est vrai ! Mon frère ne connaît absolument rien à la maçonnerie. C'est une bonne chose qu’il puisse payer d’autres personnes pour lui construire une maison ! »

 

   Conclusion : L’intellectuel et le manuel ont également besoin l’un de l’autre.

 

++++++

 

 

 

  Sur le sable et sur la pierre

 

   Deux amis sont perdus dans un désert aride, sous un soleil brûlant et n'ayant plus qu'une petite quantité d'eau. Au bout d'un moment, la chaleur était telle qu'ils en sont venus à se disputer. L'un d'eux donna une gifle à l'autre. Ce dernier, endolori, sans rien dire écrivit sur le sable : " Aujourd'hui mon ami m'a frappé."

   Le lendemain, ils arrivèrent à un point d'eau et allèrent se baigner, mais celui qui avait écrit sur le sable perdit connaissance et allait se noyer. Son ami plongea alors et le ramena sur la terre ferme. Après avoir repris son souffle, celui-ci prit une pierre et y grava ces mots : " Aujourd'hui mon ami m'a sauvé la vie."

 

A méditer : Il faut écrire à ses faiblesses sur le sable, et graver les joies sur la pierre.

 

++++

 

Dans une île du Pacifique Sud.

 

   Dans cette culture, la coutume voulait que les hommes échangent leurs vaches contre une épouse. Un père pouvait ainsi recevoir deux vaches pour une fille moyenne. Une fille au-dessus de la moyenne rapportait, en général, trois vaches à son père. Seule une fille d'une rare beauté pouvait rapporter quatre vaches.

   Il était donc une fois, un père dont la fille était si laide qu'il espérait en obtenir, tout au plus, une vache.

   Or, il y avait, sur cette île, un homme qui était considéré comme le marchand le plus habile parmi ses citoyens. À la stupéfaction générale, cet homme se présenta et offrit huit vaches en échange de la fille si laide de ce pauvre père. Tout le monde pensait que le marchand avait perdu la tête. Pourtant, en peu de temps, la jeune fille laide devint la femme la plus belle et la plus gracieuse de tout le pays. Elle s'est mise à se considérer comme "une femme qui valait huit vaches".

   Et c'est ce qu'elle est devenue.

 

++++

Les deux amis...

 

   Un homme avec un ami qui, le rencontrant un jour, le fixa d'un regard plein de colère et lui adressa une parole si dure qu'elle le blessa au cœur. Il en resta tout interdit, se demandant : "Que lui ai-je donc fait ? Que lui ai-je donc dit ?....

Un autre ami arriva qui, le trouvant attristé et soucieux, lui demanda ce qu'il avait.

- Aujourd'hui, répondit-il, mon ami s'est fâché contre moi.

- Depuis combien d'années était-il ton ami ?

- Cela fait 10 ans que nous étions amis, nous entendant parfaitement. Toujours il venait me voir et ses visites me faisaient du bien. Il n'y a qu'aujourd'hui qu'il s'est irrité contre moi.

- 10 ans, repris l'autre, cela fait combien de jours ?

Il fit le compte est répondit :

- 3650 jours.

- Retranches-en le jour où il s'est fâché contre toi, et tu trouveras qu'il a encore droit de ta part à beaucoup d'amitié.

 

 

++++++++++

Une petite lumière...

 

Un homme qui marchait dans la nuit vit une petite lumière vacillante s'approcher de lui. Il se dit que peut-être la personne qui portait la lampe était malade ou ivre ; mais quand il fut tout près, il vit qu'il s'agissait d'un homme muni d'une lampe de poche et... d'une canne blanche ! « Pourquoi un aveugle a-t-il une lampe de poche ? » se demanda-t-il. Il lui posa la question. L'aveugle sourit : « J'ai une lumière, non pour que moi je puisse voir, mais pour que les autres puissent me voir. Ce n'est pas ma faute si je suis aveugle, mais je peux faire de mon mieux pour ne pas faire tomber les autres ! »

 

A méditer... !

 

++++++++++

 

On recommence...

 

   Le plus haut sommet du monde, l'Everest, a été conquis le 29 mai 1953. Chacun se souvient de cet exploit. Ce dont on se souvient moins, aujourd'hui, c'est de toutes les tentatives infructueuses du passé. Tentatives qui, pourtant, ne furent pas inutiles, car les vainqueurs de l'Everest bénéficièrent incontestablement des expériences de leurs prédécesseurs.

   L'un d'entre eux, Marcel Kurtz, vécut l'aventure suivante: Après avoir traversé tout le Tibet dans des circonstances particulièrement difficiles à l'époque, il arriva avec son équipe, composée d’une vingtaine d'alpinistes chevronnés, sur un haut plateau neigeux où le campement fut établi. Le temps était beau; l'ascension pourrait se faire le lendemain, dans les meilleures conditions possibles. Or, sans que rien ne l'eût fait prévoir, un orage d'une violence inouïe éclata au milieu de la nuit. Aux hurlements du vent qui semblait déchirer la montagne, se mêlaient les éclats du tonnerre et le roulement des avalanches. Pendant des heures la petite troupe, aplatie sur le sol, sentit passer sur elle le souffle déchaîné de la mort. Tous ses espoirs paraissaient anéantis...

   Le lendemain de cette nuit tragique, Kurtz et ses hommes constatèrent avec stupeur qu'il ne restait presque rien de leur matériel. Les tentes avaient été arrachées et leurs précieux bagages avaient disparu, emportés comme des fétus de paille par la violence du vent. Découragés, une quinzaine d'entre eux renoncèrent. Tête basse, dans un piteux état, ils reprirent le chemin de la plaine, estimant que l'ascension était impossible désormais. Kurtz restait seul, avec 4 ou 5 fidèles qui ne voulaient pas l'abandonner. Il contempla le désastre: son campement anéanti, ses bagages perdus, sa troupe décimée. Tout paraissait compromis. Mais il avait l'âme d'un lutteur. D'un bond, il fut debout, alla vers ses amis et leur dit: " On recommence, Messieurs ! " Ils repartirent, et, après bien des péripéties qui risquèrent souvent de tourner au tragique, ils atteignirent enfin, exténués mais vainqueurs, un des plus hauts sommets de l'Himalaya.

 

++++++++++

 

Continuer... jusqu'où ?

 

   Un roi qui se mourait d'un mal incurable. Or, on cherchait partout des remèdes à ce mal, et des soldats, des princes, des amis, parcouraient le monde pour trouver la potion efficace.

De ces recherches, on ramenait de drôles de médicaments qui n'avaient aucun effet. Certains princes revenaient épuisés de leur folle course et devaient reconnaître de n'avoir rien trouvé. D'autres ne revenaient pas !

   Un jour, un chevalier est arrivé, fatigué, amaigri et blessé. Mais il avait une réponse :

- Celui qui peut vous guérir est dans telle région, très loin. Il ne peut se déplacer et c'est à vous, Majesté, d'aller le voir. Mais dépêchez-vous, car il se meurt de vieillesse."

   Alors le roi s'est déplacé jusqu'auprès du vieil ermite et lorsqu'il est enfin arrivé, l'homme l'a pris dans ses bras et lui a soufflé à l'oreille le secret de la guérison.

Juste avant de mourir, il lui a dit: "Je t'aime".

Et le roi fut guéri. !

Voilà jusqu'où il faut continuer !

 

+++++++++++

Une enfant courageuse

 

   C'est l'histoire d'un soldat qui avait été jugé par une cour martiale et condamné à mort. Le cœur du père et de la mère fut brisé à cette nouvelle. Ils avaient une petite fille. Elle connaissait Abraham Lincoln de nom et de réputation et elle se dit : « Si Lincoln, président de la république des États-Unis, savait combien mon père et ma mère aiment leur fils, il ne laisserait pas fusiller mon frère. » Elle supplia son père d'aller à Washington pour tâcher d'obtenir la grâce du condamné. Mais le père dit : « Ce n'est pas la peine ; la loi doit suivre son cours. On a déjà refusé plusieurs grâces, et le Président a déclaré qu'il n'interviendrait plus, que les sentences des cours martiales seraient désormais exécutées. » Le père et la mère ne croyaient pas que leur fils pût être gracié.

    Mais la petite fille ne perdit pas l'espoir ; elle prit le train qui la conduisit du Vermont à Washington. Quand elle arriva à la Maison Blanche, les soldats voulurent l'empêcher de passer, mais elle raconta la lamentable histoire, et on lui ouvrit le passage. Le secrétaire particulier du Président Lincoln refusa de l'introduire auprès de celui-ci, mais la petite commença son récit et le cœur du secrétaire fut touché ; il l'introduisit devant le Président. Quand elle entra dans le cabinet de Lincoln, il y avait là des sénateurs, des généraux, des gouverneurs, des hommes politiques, tous occupés des grandes affaires du moment. L'enfant n'osait avancer, mais le Président la vit, debout prés de la porte. « Que veux tu ?» lui demanda-t-il, et l'enfant raconta son histoire, dans son simple langage. Il était père, et des larmes coulèrent bientôt sur les joues du grand Lincoln. Il écrivit un télégramme pour faire venir à Washington le jeune condamné. Quand il fut arrivé, le Président le gracia, lui donna trente jours de congé et l'envoya chez lui avec la petite fille pour réjouir le cœur du père et de la mère.  

 

+++++++

 

Pour Noël :

 Le corbeau de Noël

 

C'est la veille de Noël. Une veuve, mère de quatre enfants vient de leur raconter l'histoire biblique du jour. Il s'agit du récit dans lequel le prophète Elie est nourri, miraculeusement ravitaillé par des corbeaux. Un des enfants adresse à Dieu cette prière: " Seigneur, envoie-nous un corbeau, car, nous n'avons rien à manger pour la fête de Noël."

La maisonnée retrouve son calme et l'enfant sort devant la porte.Il attend....

Un monsieur, bien habillé, passe et l'interpelle:

- Que fais-tu, mon enfant, devant la porte, par un froid pareil ?

- J'attends le corbeau, dit l'enfant, naïvement. Et il raconte sa prière dans laquelle il a demandé à Dieu d'envoyer un corbeau, comme pour le prophète.

Cet homme était le Maire du village. Très touché par la confiance de cet enfant, lui dit:

- Va chercher un panier et viens avec moi.

Muni d'un grand panier, l'enfant suit le maire jusqu'à son domicile. Et, quelle ne fut pas sa joie de le voir se remplir de toutes sortes de bonnes choses pour le réveillon de Noël.

- Tu vois, mon enfant, dit le Maire, le corbeau, c'est moi, Dieu a exaucé ta prière !

 

( auteur inconnu )

++++++++++

 

L'os du potage

 

Mathilda Wrede ( 1864-1928 ) surnommée " l'Ange des prisonniers " visitait les détenus d'une prison finlandaise et leur annonçait l'Évangile de Christ.

Un jour, un prisonnier demanda à Mathilda de lui prêter sa broche pour un peu de temps.

- Je vous la rendrai intacte " dit-il.

A la visite suivante, sans dire un seul mot, il offrit à la visiteuse une broche identique mais apparemment taillée dans de l'ivoire.

- Quel merveilleux travail ! Mais où avez-vous trouvé cet ivoire ? "

- Ce n'est pas de l'ivoire. Il y a plusieurs mois, j'ai trouvé un os dans le potage. Ma pensée fut immédiatement d'en faire un bijou pour vous. L'os est resté très longtemps au soleil pour le dessécher, j'y ai taillé cette broche pour vous parer d'un bijou et vous réjouir !"

La visiteuse en eut les larmes aux yeux.

 

 

++++++++++

Une ophtalmologue, qui a travaillé en Inde, raconte :

" En 1956, j'ai été affectée dans une région de l'Inde ravagée par la sécheresse. Les gens arrivaient de toute part mendiant quelque nourriture. Sachant qu'ils pourraient rester à l'hôpital en étant nourris, beaucoup se portaient volontaires pour des opérations souvent inutiles jusqu'à demander même qu'on leur enlève un œil afin d'avoir plus longtemps à manger.

Des adolescents offrirent leurs services pour ce camp. On mit à ma disposition un garçon timide, d'une douzaine d'années. Il se tenait debout sur une caisse et avait reçu des instructions précises pour tenir un projecteur à piles de façon que la lumière soit centrée en permanence sur la cornée de l’œil du patient. L'enfant s'acquitta de sa tâche avec un sang-froid remarquable pendant les cinq premières opérations. Mais, au sixième cas, il trembla.

- Petit frère, tiens la lumière comme il faut ! lui dis-je doucement.

Il le fit pendant un moment et, l'instant d'après, la lumière s'écartait  dangereusement de l'endroit où j'incisais. Je voyais que l'enfant ne pouvait plus supporter de regarder l’œil que j'étais en train d'opérer. Des larmes coulaient sur ses joues.

- Oh ! docteur ! bégaya-t-il, je ne peux pas regarder. Celle-ci, c'est ma mère.

Dix jours plus tard, la souffrance du garçonnet prit fin. Les fils de suture furent enlevés à sa mère et, pour la première fois de sa vie, elle vit son fils. Un sourire plissa son visage tandis qu'elle étendait les bras pour le toucher.

- Mon fils, dit-elle, je croyais te connaître, mais aujourd'hui je te vois.

Et elle l'attira contre elle.

( Tiré du livre " Tes oeuvres sont admirables " du Docteur Paul Brand )

 

 

++++++++++

David Livingstone :

Aux funérailles de David Livingstone, ce vaillant pionnier, géographe et missionnaire qui consacra sa vie au continent africain, on rencontra un vieillard en larmes. Il était inconsolable devant le tombeau.
- Pourquoi pleurez-vous ? lui demanda-t-on, étiez-vous un parent ? 
- Non, répondit-il à travers ses sanglots, nous étions amis d'enfance et nous assistions, ensemble, aux leçons bibliques du dimanche. Livingstone en tira profit et mit sa vie au service de Dieu et des hommes alors que moi, j'ai perdu la mienne dans les faux plaisirs du monde..."                        ( Auteur inconnu )

 

+++++++++++

LE LINGE BLANC

 

   Nous voici dans un compartiment de chemin de fer.

Deux hommes sont assis en face l'un de l'autre, un jeune de vingt ans et un vieillard aux cheveux blancs.

Le jeune, fort agité, sans cesse se lève et s'assied, et regarde toujours anxieusement par la portière qui est près de lui.

En face, le vieillard calme et serein, et qui voit le manège du jeune:

- Mon ami, vous me semblez bien inquiet... Que vous arrive-t-il ?

Touché, ému de cette bienveillance, le jeune homme répond, peut-être heureux d'ouvrir son cœur:

- Depuis trois ans, par un coup de -tête, j'ai quitté la maison et depuis, je n'ai jamais écrit à mes parents. Or, depuis quelque temps je ne peux plus supporter cette séparation. J'ai écrit chez moi pour leur demander pardon ainsi que la permission de revenir. Mais j'ai ajouté que jamais je n'oserais si je ne suis pas sûr qu'ils veulent bien m'accueillir. Dans ce cas, je leur demande de mettre un linge blanc sur le pommier le plus rapproché de la ligne de chemin de fer. Dans quelque temps, nous allons passer devant le jardin et... j'ai peur... Non, s'il n'y a pas le signe d'accueil, jamais, jamais je n'oserai revenir !

- Eh bien, dit le vieillard, restez calme, fermez les yeux, je regarderai à votre place et s'il y a un linge blanc, je poserai la main sur votre genou.

Le garçon baissa la tête, ferma les yeux. On n'entendait plus que le monotone grondement du train. Soudain il sentit la main sur son genou, et la voix s'écrier:

- Vous pouvez revenir sans crainte, ouvrez les yeux et regardez !... Il y a un linge blanc sur tous les pommiers du jardin !

                                                       ++++++++++

La parole de l'Empereur :

L'empereur Napoléon passait en revue ses troupes sur la place du Carrousel, à Paris, soudain son cheval se cabra et partit au grand galop. L'empereur fut obligé de se retenir à la selle. Alors un soldat, se précipitant hors des rangs, sauta à la tête du cheval, saisit la bride et la tendit respectueusement au cavalier.

- Merci bien « Capitaine », lui dit l'empereur, par jeu.

- De quel régiment, Sire ?

Devant une telle confiance, l'empereur sentit qu'il ne pouvait le décevoir :

- De ma Garde ! répondit-il. Puis il partit au galop.

Sans hésiter, le soldat s'approcha du groupe formé par les officiers. L'un d'eux lui cria :

- Que viens-tu faire ici ?

- Je suis Capitaine ! répondit le soldat.

- Toi ? Tu es fou !

- Il me l'a dit, reprit l'homme en montrant l'empereur au loin, et je suis même Capitaine de la Garde !

 

Moralité :

Cette confiance enfantine que ce soldat accordait à tous les mots sortis de la bouche de son empereur est un exemple pour le croyant. Il doit se saisir, lui aussi, de toutes les paroles de DIEU, se les approprier sans hésitation. ( Auteur inconnu )

 

++++++++++

LE CHOCOLAT DE PAQUES

Chez nous, il est presque impensable de célébrer Pâques sans chocolat !

Promenez-vous dans les magasins au moment de Pâques: les œufs, les poussins et les lapins de chocolat poussent partout ! Et la joie des enfants, c'est de recevoir du chocolat en cadeau... Et la joie des parents, c'est d'en donner à leurs enfants..! Et la joie des marchands, c'est d'en vendre..! Et la joie des fabricants, c'est d'en fournir aux commerçants..!

On peut penser qu'il s'agit là d'une manière bien matérialiste de célébrer cette grande fête de Pâques, au moment où ce qui est le plus important c'est bien plutôt la victoire de Jésus.

Justement, parlons-en de cette victoire. Car c'est bien de cela dont il s'agit.

Quand Jésus est mort, sa mère, ses disciples étaient bien tristes. L'espoir qu'il avait suscité par son passage sur la terre, sa prédication, ses guérisons, tout cela semblait à jamais perdu. Mais voilà que sa résurrection fait à nouveau refleurir l'espérance. Une situation qui semblait perdue et qui est subitement rétablie, en mieux.

Mais revenons à notre chocolat. Pensons-y un peu. Les petits enfants rêvent au chocolat qu'ils vont recevoir à Pâques si papa le veut bien, si maman le permet... Ils ont le cœur rempli d'espoir et déjà leur palais savoure l'œuf ou le lapin... et quand ils l'ont bien dans la main, ou dans la bouche, leur espoir est comblé.

Pâques, c'est précisément : la fête de l'espoir comblé.

Pâques, c'est plus que du chocolat... Pâques c'est la fête de l'Espoir..! Il suffît de si peu de chose pour que l'espoir naisse dans le cœur de quelqu'un. ..

- un sourire que tu donnes,

- une main que tu ouvres,

- un cadeau que tu offres.. .

Pâques c'est la fête de la Vie... !

( Texte d'après Jules Beaulac )

 

++++++++++

Le pouvoir de la musique

Au pays de Galles, la musique des chorales masculines est profondément ancrée dans la culture. Avant la Première Guerre mondiale, une certaine petite chorale galloise entretenait une rivalité amicale avec une certaine autre petite chorale allemande, mais ce lien a fait place à l'animosité durant et après guerre. Elles ont toutefois progressivement surmonté la tension qui les divisait grâce au message que portait le trophée que les deux chorales avaient en commun : "Si tu parles avec moi, tu es mon ami. Si tu chantes avec moi, tu es mon frère."

La musique est un don de Dieu ayant le pouvoir de guérir et d'aider beaucoup de gens.   ( d'après William E. Crowder )

 

++++++++++

Un riche propriétaire américain avait un fils unique qu'il chérissait. Il avait fait faire un portrait de ce cher fils qui était décédé peu de temps après. Ce fut un grand chagrin pour le père, mais aussi pour un vieux serviteur qui l'aimait profondément. Le propriétaire mourut à son tour et, comme il n'avait plus de famille, par testament il avait fait de tous ses serviteurs les héritiers de ses innombrables richesses. Lorsque le jour tant attendu du partage de l'immense héritage fut arrivé, ils se réunirent en présence d'un notaire qui ouvrit le testament et en commença la lecture. Un premier objet était offert à celui, parmi les nombreux serviteurs, qui s'approcherait pour le recevoir des mains d'un huissier : il s'agissait du portrait du fils unique. Sur bien des visages on put lire alors un sourire teinté de mépris. Tout le monde attendait avec une impatience à peine contenue le dévoilement des dernières volontés du défunt maître concernant l'attribution des biens de grande valeur dont plus d'un avait rêvé. On se moquait bien de ce tableau, minable croûte... sauf le vieux serviteur qui, les larmes aux yeux, vint à l'avant pour le recevoir et regagna sa place, profondément ému, en serrant son trésor contre son cœur. Le notaire lut alors la suite du testament; elle consistait en une seule phrase : « Celui qui reçoit mon fïls reçoit tout ». Toute la fortune du défunt alla donc au vieux serviteur qui avait «reçu son fils». Le père ne pouvait qu'aimer celui qui aimait par-dessus tout son fils unique.

    Toutes les richesses destinées à ce cher fils devenaient donc la propriété de cet humble serviteur !

(Extrait de "l'Amertume à la grâce" - Maurice Decker - Editions Barnabas)

 

++++++++++

Recette pour une Bonne Année :

 

Prenez douze mois parfaitement formés et de bonne qualité et lavez-les avec soin pour les débarrasser de tous les souvenirs qui peuvent encore vous blesser, coupez en particulier les racines d'amertume, de haine et de rancœur, nettoyez-les des derniers restes de mépris ou de condescendance vis-à-vis des autres qui pourraient encore s'accrocher à leur peau.

Enlevez de leur surface les moindres marques de mesquinerie et de dérision envers les autres. En d'autres termes, assurez-vous que ces "mois" sont bien détachés du passé et qu'ils sont aussi frais et sans taches que le jour où ils sont sortis pour la première fois du grand jardin du Temps. Puis coupez-les en 30 ou 31 portions égales. Résistez à la tentation de les gérer en une seule fois ou de planifier leur utilisation dès aujourd'hui.

Prenez le temps d'organiser chaque jour individuellement, mettez-y une part égale de foi, de patience, de courage, de travail mais aussi d'espoir, de fidélité, de générosité, de bonté, de repos.

N'oubliez pas d'ajouter une bonne dose de temps de prière, de lecture et de méditation, plus une bonne résolution quotidienne, choisie avec soin ! Saupoudrez le tout d'une pincée d'optimisme, d'un soupçon de plaisir, d'une petite cuillerée de folie, puis versez dessus une coupe bien pleine d'enthousiasme et un grand bol de bonne humeur !

( Auteur inconnu )

++++++++++

 

Ne pas regarder à l'apparence...

   Une légende raconte qu'un homme, vêtu de guenilles, se présenta un jour à la porte d'un riche. Il demanda l'hospitalité. Le riche le renvoya avec mépris et insultes.

Quelques jours après, notre homme revint, vêtu d'un habit magnifique. Le riche ne reconnut pas le mendiant, le fit entrer avec de grands honneurs, le fît mettre à sa table et lui offrit un verre de son meilleur vin. Le visiteur prit la coupe et en versa le contenu sur son vêtement, faisant mine d'être maladroit. Une deuxième fois, puis une troisième fois, la coupe à nouveau remplie fut renversée sur les beaux habits.

Au riche consterné, l'homme fit cette remarque:

- Hier, je suis venu en haillons et tu m'as repoussé. Aujourd'hui, je suis venu bien vêtu, et tu m'as accueilli. En réalité, ce n'est pas moi que tu as reçu, mais mes habits. C'est donc normal qu'à eux revienne le vin que tu m'as offert ".

Puis le visiteur mystérieux disparut.

 

La leçon que nous pouvons tirer de ce petit conte, c'est que l'amour ne regarde pas à l'apparence. 

 

+++++++++++

 

BONNE ANNEE et ... BONNE SANTE !

   Le roi Louis XI était aussi dévot qu'il était cruel. Un jour où il était malade, il avait appelé un "saint homme" pour qu'il le guérisse.

Celui-ci demanda à Dieu la santé du roi, mais il voulait demander en même temps le pardon des péchés du souverain et la conversion de son âme.

- Non, dit le roi en l'arrêtant, la santé d'abord. Ne fatiguons pas Dieu par l'étendue de nos demandes...

 

"La santé d'abord!"

Ce refrain nous est bien connu. Il fait partie des formules toutes faites dont beaucoup font usage en cette période de Vœux à l'occasion de la nouvelle Année.

Mais Louis XI oubliait ce qui est primordial, et encore plus nécessaire que la santé du corps : celle de l'âme.

Il est vrai que la santé physique est souhaitable, et la négliger, ou la traiter par le mépris, serait déplorable. Mais DIEU ne nous a pas créés avec un corps seulement, et c'est là ce qui nous distingue des animaux. Il nous a créés avec une âme, un esprit, avec la capacité de vivre en relation avec lui. A cet égard, il nous a donné sa Parole, sous forme écrite: la Bible. Sa Parole est même venue habiter parmi nous en la personne de Jésus, son Fils.

Déjà, aux temps anciens, Dieu a dit à son peuple par le livre du Deutéronome, chapitre 4, verset 9 :

"Seulement, prends garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie ".

 

Je vous souhaite une santé épanouie, pour cette Année Nouvelle, mais plus encore, une abondante santé pour votre âme !

                                                               ( d'après Lucien Clerc - "Vivre aujourd'hui" )

 

Une histoire de Noël :

La lettre tant attendue...

Rien, toujours rien dans la boîte aux lettres que la vieille dame s'obstinait à venir ouvrir tous les matins. Elle le savait bien, la vieille dame, qu'elle était seule, que ses amis lointains l'avaient oubliée, que ses rares parents n'étaient plus de ce monde - seule ! - personne pour penser à elle. Le message d'affection qu'elle attendait, elle savait qu'elle ne le recevrait jamais. Et pourtant il y avait bien le petit-fils mais il n'avait que cinq ans quand sa mère était morte et le gendre qui l'avait pris en charge s'était remarié. Elle avait perdu alors le contact avec cet enfant et bien qu'elle ait tenté à plusieurs reprises de se manifester, elle n'avait obtenu aucune réponse. Elle savait vaguement qu'il s'était engagé dans la marine et qu'il avait fait le tour du monde. La vieille dame soupira et se mit à ressasser son passé, sa solitude, et se referma sur sa tristesse.

Un matin, elle descendit comme de coutume en pensant: Rien, une fois de plus !

Mais, ô surprise ! Une enveloppe se trouvait là et, miracle ! Il s'agissait du petit-fils ! Il écrivait :

"Ma chère grand'mère, je suis impardonnable; je t'ai laissée toutes ces années sans te donner signe de vie. J'ai voulu rompre avec le passé et vivre seul une aventure exceptionnelle. Il a fallu qu'hier, un air de Noël vienne remuer tout le passé que j'avais décidé d'oublier.

Le commandant avait fait dresser un sapin de Noël dans la salle à manger et des gars se sont mis à entonner : «Mon beau sapin, roi des forêts...». Aussitôt ma gorge s'est serrée, des larmes me sont montées aux yeux; je me suis souvenu de l'époque où, tout petit, maman et toi m'aviez appris cet air.

J'ai revécu en pensée cette période qui fut la seule tranche heureuse de ma vie et j'ai chanté avec les copains: «Mon beau sapin, roi des forêts...». Cet air a fait surgir en moi une image du fond de mon inconscient. Et j'ai revu le geste que vous me faisiez faire : croiser les mains et prier. J'ai donc prié pendant que se déroulait la fête, prié comme un petit enfant pour que je te retrouve et que tu me pardonnes. Et que Dieu me pardonne aussi ! "

Les larmes coulaient sur le visage de la vieille dame mais c'étaient des larmes de joie. Elle n'était plus seule, quelqu'un l'aimait encore, et sa boîte aux lettres ne serait plus vide. Plus vide non plus son cœur où n'habitaient jusqu'alors que des souvenirs déprimants. Il se dilaterait désormais, prêt à éclater à la pensée qu'un beau marin viendrait un jour la visiter et qu'ensemble ils parleraient du miracle de Noël.

(Auteur inconnu)

++++++++

Ce soir-là, un inconnu... !

L 'homme avait marché longtemps au hasard. Il ne savait plus où il était. Drapé dans une large houppelande, trapu, sa forte tête coiffée d'un chapeau cabossé, il allait devant lui à larges enjambées.

En cette nuit de décembre il avait fui son logement sordide et les restes de son repas de pauvre. Derrière chaque fenêtre luisaient les sapins traditionnels. Vienne, tout entière, vibrait d'une gaîté qui faisait mal à cet homme farouche muré dans sa surdité.

Il finit par arriver dans une forêt féerique avec ses dentelles de givre et cette lumière blafarde des paysages nocturnes sous la neige. Au bout d'une allée, derrière un rideau d'arbres, la masse sombre d'une maison et la lumière rassurante d'une fenêtre.

L 'homme transi pensa : "La moindre chaumière fera mon affaire". C'était un coquet rendez-vous de chasse.

Un coup frappé à la porte inquiéta la maisonnée. La porte s'ouvrit sur un sapin illuminé, un homme, une femme, trois enfants dans une atmosphère douillette. Il retrouvait là ce qu'il avait voulu fuir. Puis il dit:

- Je crois m'être perdu ".

- Entrez, soyez le bienvenu ! Nous nous apprêtions fêter Noël !

L'inconnu secoua sa lourde cape et tendit les mains vers un feu de bois. Il esquissa un sourire en direction des enfants inquiets. Ses yeux étaient gris-bleu, le visage aux pommettes hautes, aux joues creuses, le menton était fortement accusé. Une abondante chevelure encadrait sa face. Au bout d'un moment, il tendit les mains, instinctivement, vers le piano forte.

- Savez-vous en jouer ?

Il s'assit. Ses hôtes le suivaient des yeux curieux, inquiets.

Alors il promena sa main sur le plat du clavier - c'est toujours ainsi qu'il préludait - puis il joua.

Lorsque l'inconnu se retourna vers ses hôtes, il vit le visage des parents brillant de larmes; les enfants s'étaient approchés et, subjugués, avaient saisi l'une de ses mains.

Qui était donc ce passant qui jouait ainsi ? Il dit alors :

- Je suis Ludwig van Beethoven !

Les enfants s'accroupirent, les mains jointes. Le couple se serra, muet de bonheur. Beethoven, cet homme solitaire, désespéré, sentit monter en lui une immense tendresse.

 

A méditer : Il est des visites royales ! Notre terre en reçut une, il y a deux mille ans.

Celle d'un inconnu, d'un pauvre, accueilli dans des conditions modestes. Lui aussi apportait, par sa parole et par sa vie, la joie, la paix aux hommes.

Des enfants, des bergers, des laboureurs, des étrangers, s'inclinèrent devant lui en cette nuit de Bethléem, et un chant d'amour retentit sous les étoiles. "Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Paix sur la terre parmi les hommes de bonne volonté".

 

Racines profondes

 

Dans le parc d'un château de Londres, on a pu admirer un cep de vigne le plus grand et le mieux soigné d'Europe. Planté en 1769, il s'est développé d'une façon spectaculaire. Son pourtour mesurait, environ 80 cm et ses sarments atteignirent 30 mètres de long, et à chaque automne, on cueillait 2000 grappes de raisin, pesant, chacune 500 grammes. Quelle pouvait être la cause de son extraordinaire développement, se demandait-t-on ? On finit par découvrir que  ses racines avaient atteint le lit souterrain de la Tamise, à plusieurs mètres de profondeur. L'eau et la nourriture ne lui firent jamais défaut. . La Bible dit:
" Puisque vous avez reçu le Christ, enracinez-vous en Lui, construisez toute votre vie sur Lui " ( Épître aux Colossiens 2/6)

 

Chance ou malchance

 

On raconte en Chine une histoire bien populaire au sujet d'un fermier qui n'avait qu'un cheval et qui vivait seul avec son fils. Un jour, le cheval renversa la clôture et prit la fuite en direction des montagnes.

- Quelle malchance ! lui dirent ses voisins.

- Qu'en savez-vous ? leur demanda le vieux fermier, comment pouvez-vous affirmer que c'est vraiment de la malchance ? "

Le jour suivant, le cheval fut de retour à la ferme, en compagnie d'une douzaine de chevaux sauvages. Ainsi le fermier se trouvait maintenant en possession de treize chevaux. Les voisins vinrent voir le fermier et, tout excités, lui dirent :

- Quelle chance vous avez ! mais le vieillard répondit :

- Qu'en savez-vous ?

Quelques jours plus tard, le fils du paysan fut frappé par l'un des chevaux sauvages; il en eut la jambe fracturée. Les voisins se présentèrent et dirent:

- Quelle malchance vous avez ! A nouveau le vieillard répondit:

- Qu'en savez-vous ?

Deux semaines après cet accident, un agent du gouvernement vint, dans le village, recruter pour l'armée tous les jeunes gens valides. Les hommes de ce hameau durent livrer bataille sur le front et aucun d'eux ne revint. Mais le fils du cultivateur échappa a la mort grâce a sa jambe fracturée.

Les voisins se présentèrent et dirent:

- Quelle chance vous avez ! A nouveau le vieillard répondit:

- Qu'en savez-vous ?

A méditer

La Bible dit : "Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment DIEU" (Epitre Paul aux Romains 8/28)

 

 

Comme un mouton...

Au Cachemire, un homme possédait plusieurs centaines de moutons. Ses serviteurs avaient coutume de les mener paître. Or, un soir, à la rentrée, deux ou trois manquaient. Le propriétaire les pria d'aller les chercher. Mais par crainte des bêtes sauvages, ils ne s'en donnèrent pas la peine. Or, le berger aimait ses moutons et en connaissait la valeur. Il désirait les sauver.

Si je vais les chercher moi-même, se dit-il, ils ne me reconnaîtront pas, puisqu'ils ne m'ont encore jamais vu. Ils pourraient reconnaître mes serviteurs, mais mes serviteurs ne veulent pas y aller. Il faudra que j'accepte de devenir semblable à un mouton...

Il prit donc une toison, la fixa sur son dos, et partit à la recherche des moutons égarés et blessés. Ceux-ci se mirent à le suivre, le prenant pour un mouton semblable à eux. Il les ramena et les nourrit. Lorsqu'il eut sauvé les moutons, il se défit de sa toison.

Ainsi Dieu, en la personne de son Fils Jésus, a accepté de venir sur la terre comme un homme, dans le but de nous sauver. Mais il a été plus loin que le berger du Cachemire: il n'a pas seulement fait semblant d'être un homme, il est vraiment devenu homme, dans un corps comme le nôtre. Et ce corps, devenu glorieux après la résurrection, Jésus l'a gardé; aussi nous le reconnaîtrons quand il reviendra.

(Auteur inconnu)

 

 

En période de rentrée scolaire, un clin d'oeil à nos amis enseignants à la manière de Kipling :

Si chaque visage est pour toi une âme à aimer...

Si tu entres en classe comme tu partirais en vacances,

Si ton cœur bat plus fort en voyant tes élèves,

Si chaque visage est pour toi une âme à aimer,

Si tu reprends avec joie le dialogue arrêté,

Si pour toi l'heure qui passe s'enfuit trop vite,

Si tu préfères ton travail à chaque année qui passe,

Si ton œuvre te semble toujours incomplète,

Si tu te sens faible, mais que ta confiance est immense,

Si Dieu est ton confident chaque jour,

Si les doigts agités et les petits pieds bruyants semblent être une symphonie,

Si les leçons non sues te font soupirer,

Si les punitions sont rares comme la pluie en juillet,

Si les inévitables difficultés te trouvent souriant,

Si ta justice sait s'envelopper d'amour,

Si tu combats le mal mais pas le fautif,

Si chaque jour qui passe te trouves meilleur,

Si même enchaîné, tu conserves une âme libre,

Si, même sans être esclave, tu as de la méthode,

Si chaque classe est pour toi, chaque fois, une œuvre nouvelle,

Si tu sais enseigner, et même mieux, éduquer,

Si, en sachant tant de choses, tu ne te crois pas savant,

Si tu sais réétudier ce que tu croyais savoir,

Si, au lieu de toujours enseigner, tu sais aussi écouter,

Si, au lieu d'interroger, tu sais surtout répondre,

Si tu sais être enfant tout en restant un maître,

Si, devant la beauté, tu sais t'émerveiller,

Si, pour la vérité, tu restes intransigeant,

Si ta vie est une leçon et tes paroles sont silence,

Si ta vie est prière et ta foi rayonnante,

Et si tes élèves cherchent à te ressembler,

...Alors, tu es un maître !

(A. Gille)

 

Histoire vécue en Sicile...

Paolo avait emprunté une certaine somme d'argent à son ami Giacomo en promettant de le rendre rapidement. Les mois passent et Paolo renvoie toujours à une date ultérieure le règlement de sa dette. Perdant patience, Giacomo décide d'en finir, et, se munissant d'un grand couteau de cuisine, va se cacher dans une haie, tout près du chemin par lequel Paolo passe régulièrement. Tapi derrière la haie, Giacomo cogite: "Il me doit 18.000 lire, il aura 18 coups de couteau". Tout à coup, il entend des pas, "c'est le moment !" se dit-il. Or, ce n'est pas son ami mais un membre de l'Armée du Salut qui se rend à une réunion de prière.

- Mais, que fais-tu là, Giacomo ?

- Laisse-moi tranquille, j'attends Paolo et je vais lui régler son compte, 18 coups de couteau !

- Mais tu es fou, donne-moi ce couteau !

Il s'en suivit une longue et rude discussion. Enfin, Giacomo céda et fondit en larmes."Viens avec moi à la réunion de prière" lui suggéra le salutiste. Giacomo accepta. Le petit groupe de chrétiens l'accueillit avec affection et ferveur. Touché par l'Esprit de Dieu et la foi de ces gens, Giacomo reconnaissant sa méchanceté, sa haine et le mal qui était dans son cœur, demanda pardon, se convertit et reçut Jésus comme son Sauveur.

Quelques jours plus tard, Giacomo alla trouver Paolo pour lui faire part de son envie de le tuer et de sa conversion:

- Si Dieu n'était pas intervenu, à cette heure tu serais mort, et moi en prison !

Ému et bouleversé par cette déclaration, Paolo rendit immédiatement la somme empruntée.

 

 

La prière en tous lieux :

En 1991, après avoir passé 18 ans de sa vie en prison à cause de sa foi en Christ, un pasteur chinois rendit ce témoignage impressionnant:
"Les autorités m'avaient affecté à la vidange de la fosse d'aisance. Elles n'imaginent pas combien j'ai apprécié de travailler là pendant des années. C'était un fosse de 2 mètres de côté. Je devais descendre dans la masse nauséabonde et écoper sans arrêt... Pourquoi ai-je pu me réjouir d'accomplir cette corvée ? Dans le camp de travail, les prisonniers étaient étroitement surveillés par les gardes, mais l'odeur du puisard maintenait les gardes et les prisonniers à bonne distance. Je travaillais donc seul, ce qui me permettait de prier le Seigneur à haute voix quand j'en avais besoin. Je pouvais réciter tous les Psaumes dont je me souvenais sans que personne ne puisse protester. Je pouvais chanter tous les cantiques qui me revenaient à la mémoire. En chantant dans la fosse d'aisances, je faisais l'expérience de la proximité du Seigneur... Cette fosse devint mon jardin secret où je rencontrais le Seigneur."

( Extrait du livre de Maurice Decker "La prière, farce ou force ?" )

 

Plus fort que la pierre tombale...

Dans un vieux cimetière de Hanovre, on voyait encore il y a quelques années une tombe d'un aspect très curieux. C'était celle d'une comtesse allemande qui se vantait de ne pas croire à la résurrection des morts. Elle avait pourtant, dans ses dernières volontés, demandé qu'on couvre son tombeau d'une épaisse dalle de granit, maintenue à une bordure par des crampons de fer. Une inscription y était gravée: "Défense d'ouvrir cette tombe qui a été achetée par concession à perpétuité." Or voici qu'une graine de peuplier emportée par le vent vint se loger entre la bordure et la dalle du tombeau. La graine devint un arbre qui, croissant peu à peu, souleva le bloc de granit et fit céder les crampons, brisant la bordure de pierre.

Une graine a suffi pour ouvrir le tombeau de la riche comtesse.

Une parole de Dieu suffira pour en tirer de la poussière son corps qui ressuscitera.

Que la résurrection des morts heurte ou non la raison humaine, elle est un fait prouvé par la résurrection de Jésus-Christ et une vérité fondamentale de la Parole de Dieu (I Corinthiens 15 ).

La résurrection donne au croyant une raison de vivre et à l'incroyant une raison de trembler. Refuser d'y croire n'empêchera pas l'événement de s'accomplir.

Le dernier mot, c'est évidemment Dieu qui l'aura.

(Auteur inconnu)

 

Les trésors de Golconde :

 

Ali Afed possédait une ferme magnifique au bord du fleuve Indus. D'immenses vergers et des champs fertiles pourvoyaient à tous ses besoins. Un jour, il eut la visite d'un vieux prêtre bouddhiste qui lui apprit qu'un diamant était "une goutte de soleil" et que, s'il parvenait à trouver un diamant de la grosseur de son pouce, il pourrait acheter tout le pays, et que s'il trouvait un gisement de diamants, il pourrait placer ses enfants sur des trônes.

Ali n'eut plus qu'une pensée : trouver des diamants. Il vendit sa ferme et partit au loin. Il voyagea beaucoup, mais ne découvrit rien. Quand il eut dépensé tout son argent, il échoua en Espagne, misérable et vêtu de loques. Une puissante vague l'emporta dans la baie de Barcelone et il disparut en mer.

L'homme qui avait acheté sa ferme ramassa un jour, dans le torrent qui coulait au bout du jardin, une pierre noire d'où semblait rayonner une étrange lumière. Le vieux prêtre bouddhiste repassa par la ferme et remarqua cette pierre sur la cheminée : « Mais c'est un diamant ! ». Avec le propriétaire, ils se mirent aussitôt à fouiller le jardin et découvrirent le plus extraordinaire gisement de diamants. Le Koh-i-nor et l'Orlov qui ornent les couronnes de Grande-Bretagne et de Russie proviennent de ce gisement de Golconde.

Ne ressemblons-nous pas souvent à ce fermier en allant chercher au loin une vérité qui se trouve tout près de nous ?                        

( Alfred Kuen )

 

La tempête

   Le capitaine était à la barre de son navire.

Il avait emmené avec lui sa petite fille de 8 ans qui dormait dans sa cabine.

Survint un violent orage. L'enfant se réveilla, effrayée. Elle entendait les cris, les craquements et l'agitation générale.

- Que se passe-t-il ? demanda-t-elle, papa est-il sur le pont ?

- Oui, lui répondit un matelot, ton père est à son poste !

L'enfant, rassurée, retourna se coucher et retrouva son sommeil en dépit des vents et des vagues.

A méditer : Dans notre marche avec Dieu, quand Il est à la "barre" de notre vie, restons dans le calme et la confiance.

 

- Journée "Bon débarras !"

   Les organisateurs de la deuxième "Journée Bon Débarras" ont encouragé les gens à apporter au Times Square, à New-York, leurs mauvais souvenirs afin de les confier à la déchiqueteuse industrielle ou de les jeter dans un énorme conteneur.

Certains participants ont fait déchiqueter des bouts de papier portant les mots "marché des valeurs mobilières" ou "cancer". D'autres ont détruit des relevés bancaires, et une personne a fait déchiqueter un message électronique imprimé de son petit ami qui avait rompu avec elle.

Nous rêvons tous de « déchiqueter » les souvenirs de choses mauvaises que d'autres nous ont faites ou de circonstances difficiles que nous avons vécues. Ces difficultés se transforment en fardeaux lorsque nous les retournons sans cesse dans notre tête et elles affectent nos relations et notre perspective de la vie. Pour nous, croyants, nous savons qu'il existe un endroit où nous pouvons apporter ce qui nous pèse. C'est auprès du Christ comme dit la Bible : "Déchargez-vous sur Lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous." (1Pierre5/7)   (d'après Anne M.Cetas - Notre pain Quotidien)

 

   Un enfant veut manger des noix. Elles sont dans un vase au goulot étroit. Il enfile le bras, il remplit sa main, et il ne peut plus la retirer. Il appelle sa mère :

- Maman ! Au secours ! Ma main est coincée !

Sa mère lui répond :

- Lâche ce que tu tiens, prends seulement ce qu'il te faut, et ta main sortira !

 

A méditer : Trop souvent nous gardons nos mains fermées sur ce qui nous appartient. Nous avons peur de partager. Ne fermons pas notre coeur. Ouvrons nos mains et nous pourrons les joindre à celles de notre prochain.

 

   Un berger basque chantait et jouait de la guitare en gardant son troupeau.

Mais un jour sa guitare s'est désaccordée, et il a demandé à un randonneur de téléphoner à la station de radio pour qu'elle diffuse " un LA " dans le poste. Ce qui fut fait.

 

A méditer : Si nous voulons que notre vie soit harmonieuse, veillons à être "juste" dans nos paroles et dans nos actes.

 

   Près de Dallas, en Amérique, il y a un aéroport appelé " Champ de l'Amour ".

Sur le sol du grand hall, il y a le dessin d'une grande carte du monde.

Tout le monde le piétine et jette des papiers.

Le soir, un employé du nettoyage, qui porte un tee-shirt avec le mot "AMOUR" sur le dos, vient, et lave tout le hall : Il nettoie le monde.

 

A méditer : Remercions Dieu parce qu'Il nous aime et veut purifier nos coeurs chaque jour.

   Un médecin chrétien devait se rendre dans un quartier difficile et mal fréquenté.

Dans la rue sombre, un homme l'interpelle et lui demande l'heure. Au retour, le même homme lui demande du feu pour allumer sa cigarette.

Le lendemain, il y eut une agression dans cette rue, commise par le fameux homme rencontré par le docteur.

Le docteur alla le visiter en prison.

- Vous m'avez demandé l'heure puis du feu. Et pourquoi ne m'avez-vous rien fait?

- Parce qu'à chaque fois, il semblait qu'il y avait quelqu'un avec vous."

 

A méditer : La Bible dit que Dieu est toujours présent à nos côtés et nous accompagne si nous le prions :

"Je ne te laisserai pas, je ne t'abandonnerai pas, dit Dieu." ( La Bible, Hébreux 13/5 ).

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Pauline Etcheverry - Auteur