Pauline Etcheverry - Narratrice
Pauline Etcheverry - Narratrice

 

Au fil de mon inspiration et des saisons, voici quelques-uns de mes poèmes:

 

- L'asphodèle blessé   ( 05/07/2019 )

 -Les barrières tombent ( 20/05/2019 )

- Un grand papillon blanc ( 04/04/2019 )

- La Cévenne en automne ( 16/11/2017 )

- Contemplation du matin ( 09/03/2017 )

- La rivière ( 25/10/2016 )

- Le grand chemin ( 25/04/2016 )

- Lever du soleil en Cévennes ( 28/01/2015 )

- Veux-tu être guéri ? ( 07/11/2015 )

- La palette du soleil, ( 20/10/2015 )

- Pourquoi ...? ( 26/9/2015 ) 

- C'est le printemps, ( 14/04/2015 )

- Les saisons de ma vie, ( 30/03/2015 )

- Sous la pluie, ( 28/02/2015 )

- Les deux clochers, ( 25/01/2015 )

- Louange de Noël, ( 25/12/ 2014 )

- Pour la nuit des Etoiles,

- Soli Déo Gloria,

- Dialogue de Noël,

 

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L'asphodèle blessé

 

 

      Une graine essaimée par le vent,

      Venue du Causse de Blandas,

      A pris racine doucement

      En fin d'hiver et des frimas.

 

      Et un matin, près du sentier,

      Bien que n'étant pas d'ici,

      Tout frêle sur son pied,

                                   Un asphodèle blanc a fleuri.

 

        Mais le fermier, avec entrain,

        Peu soigneux et ignorant,

        Fauche la fleur, en fait du foin,

        A la déception du passant.

 

        Une semaine s'est écoulée,

        Et l'on découvre avec bonheur

        Que des boutons blancs se sont dressés

        Redonnant vie à notre fleur.

 

        Oh ! triste ironie du sort :

        A nouveau, elle a été coupée !

        Pourra-t-elle s'épanouir encor,

        Et à cette blessure résister ?

 

        Mais oui ! Quel ravissement !

        Malgré les feuilles un peu meurtries,

        A la chaleur du soleil levant,

        L'asphodèle blanc a refleuri.

 

        Elle était si belle qu'un inconnu

        En l'admirant l'a cueillie.

        Pour le promeneur déçu

        La saison des fleurs est finie.

 

        Non ! Elle n'a pas cessé d'éclore

        Et produit deux jeunes brins

        Qui, très tôt, avant l'aurore,

        Se sont ouverts dans le matin.

 

        Tomber sept fois, sans se lasser,

        Nous dit la Parole Éternelle,

        Huit fois savoir se relever,

        C'est le clin d'œil de l'asphodèle.

 

 

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Les barrières tombent...

 

Seigneur, que tombent les frontières

De la méfiance et de la peur !

Seigneur, que tombent les barrières

Des égoïsmes et des rancoeurs !

Que sur nous flotte la bannière

De ton Amour, toujours réel !

Qu'ainsi mêlées, nos couleurs fières

Forment enfin un arc-en-ciel.

 

UN GRAND PAPILLON BLANC…

 

Un grand papillon blanc

S'est posé sur mon front,

Et laisse en voletant

Un doux parfum de lavande.

Je chasse doucement

Ce gracieux visiteur

Qui a fui un moment

La joyeuse sarabande.

 

En ce matin d'été

Frémissant de chaleur,

Par centaine, par milliers,

Les papillons sont à la danse.

Ils vont de fleur en fleur

Déposer un baiser,

En recevant de leurs cœurs

Les plus douces fragrances.

 

Chacun d'eux s'est paré

De sa robe de soie,

D'un satin orangé,

De jaune ou de bleu turquoise.

Le soleil qui flamboie

Sur leurs ailes nacrées

Irise les couleurs

Sous la brise qui pavoise.

 

                                                              ( Paru dans les " Veillées des Chaumières" )

                                                              ( Primé par l’Académie Littéraire et Poétique de Provence )

 

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" La Cévenne en automne "

 

Oh! Que ne suis-je peintre, en ce matin d'automne,

Que ne puis-je tracer, tel l'artiste au pinceau,

Le rayon de soleil qui tout là-haut festonne

Les nuages qui coiffent la cime du coteau.

 

L'émotion qui m'étreint, quand je vois la Cévenne

Drapée dans son manteau aux multiples couleurs,

Remplit tout mon être d'une paix souveraine

Tant cette splendeur fait vibrer tout mon cœur.

 

Le rang de peupliers qui borde la rivière,

Ce matin a jauni sous le souffle du vent.

C'est comme une muraille inondée de lumière

Qui renvoie, tout autour, ses reflets scintillants.

 

Le ginkgo biloba, au centre du village,

Tel un grand candélabre, brille de mille feux,

Et le tilleul, tout près, au rutilant feuillage,

Projette sa clarté sur son vieux tronc rugueux.

 

Les taches ocre et brun des superbes érables

Se fondent en dégradé sur le vert des sapins

Esquissant un tableau à nul autre semblable

Où se mêlent le jaune, l'orange et le carmin.

 

La nature est loquace, à chanter toujours prête.

L'être humain, face à elle, ne peut que contempler.

Mon âme émerveillée, vient se joindre à la fête,

Et loue le Créateur devant tant de beauté.

(Novembre 2017)

 

" Contemplation du Matin "

 

Te rencontrer, ô DIEU de ma vie,

Et discerner toutes les harmonies

Que tu murmures aux oreilles de mon cœur,

Oui, t'écouter, ô DIEU, quel bonheur !

 

Te contempler, DIEU de l'infini,

Et respirer au rythme de la vie

Que tu répands à foison sur la terre,

Oui, t'adorer, ô DIEU, quel mystère !

 

Etre pardonné, DIEU de Jésus-Christ,

Et que tout péché soit banni de ma vie

C'est mon désir, et tu en as le pouvoir,

Être transformé, ô DIEU, quel espoir !

 

Avec toi marcher, par le Saint-Esprit,

Et partager les projets de ma vie

Que tu as formés tout au fond de mon cœur,

Etre à tes côtés, ô DIEU, quel honneur !

 

" La Rivière "

 

La rivière bouillonnante s'étire, 
Sa chanson bourdonnante m'inspire, 
Que la vie abondante, je désire 
Comme un flot Jésus, qui jaillit de Toi.

 

Tout au long du rivage foisonnent
De grands arbres au feuillage d'automne.
Dans mon cœur, leur message résonne 
De plonger, Jésus, mes racines en Toi.

 

En marchant, tout le long de la berge
Une pensée souveraine me submerge:
Semer la Sainte graine, quel privilège, 
La Parole, Jésus, qui vient de Toi.

 

 

 

" Le Grand Chemin "

 

J'aime, le matin, ô DIEU te chanter,

J'aime, le matin, ô DIEU te louer,

J'aime, le matin, ô DIEU te prier,

Et le cœur serein, je vais mon chemin.

 

Parfois, le matin, Tu viens me parler,

Parfois, le matin, Tu viens me consoler,

Parfois, le matin, Tu viens me guider,

Me tenant la main, sur le dur chemin.

 

J'attends le matin de l'Eternité,

J'attends le matin où je te verrai,

J'attends le matin où je saurai

Où me mène, enfin, le grand chemin.

 

 

" Lever du soleil en Cévennes "

 

La nuit qui s'achève

S'en va peu à peu…

La Cévenne enlève

Son voile soyeux…

Le soleil se lève

En un jet de feu…

De mon cœur s'élève

Une louange à Dieu.

 

Au dessus des crêtes

Comme dans la vallée,

La Cévenne s'apprête

Pour cette journée.

Le soleil projette

Ses rayons dorés,

Et mon cœur en fête

Est émerveillé.

 

Une douce fragrance

Embaume les chemins,

La Cévenne danse

Sous le vent du matin.

Le soleil s'élance

Dans le ciel serein,

Mon cœur en silence

Chante un gai refrain.

 

VEUX-TU ETRE GUERI ?

 

L'Evangile propose

Un remède béni

Pour les journées moroses

Et quand le ciel est gris,

Quand viennent à ta mémoire

Blessures et chagrins,

Les erreurs, les déboires

Que tu regrettes en vain :

Jésus est le remède,

Il a donné sa vie

Pour libérer ton être

Et t'offrir son Esprit.

Près de toi il s'approche

Tendrement, aujourd'hui,

Et te dis, sans reproche,

" Veux-tu être guéri ? "

 

 

La palette du soleil


Le ciel est tout de plomb, ce lendemain d'orage
Et d'un jour de grisaille, c'est le morne présage.
Très loin, à l'horizon, tout est pâle et gris
Les arbres frissonnent sous le vent de la pluie.

 

Mais, soudain, jaillissant comme un grand projecteur
Le soleil apparaît dans un flot de couleurs.
Le corail, l'orangé, au sombre ont fait barrage
Et un feston doré borde chaque nuage.

 

Les arbres vert foncé qui longent la rivière, 
Revêtent, en un instant, leur habit de lumière
C'est la palette habile des rayons de soleil
Qui change en féérie la nature en éveil.

 

Comment ne pas chanter, ô Dieu, pour ce cadeau.
Comment ne pas vibrer, ô Dieu, à ce tableau
Que tu esquisses, en maître ce matin d'été
Et que tu offres, souvent, à mes yeux fascinés.

 

POURQUOI … ?

 

Pourquoi Seigneur faut-il que tu m'appelles,

Sur le chemin facile et prometteur

De mes projets et de la vie si belle

Que j'entrevois pour mon futur bonheur…?

Mais tu me dis, Seigneur, va parler à tes frères,

Tu me dis, Seigneur, va parler à leur cœur.

 

Pourquoi Seigneur faut-il que tu m'appelles,

Moi si fragile et si insignifiant ?

Tu fais peser une lourde tutelle,

Je suis angoissé par ton appel pressant…

Mais tu me dis, Seigneur, vas, je te soutiendrai,

Tu me dis, Seigneur, mon fardeau est léger.

 

Pourquoi Seigneur faut-il que tu m'appelles,

A parler au monde si indifférent ?

Depuis tant d'années tes serviteurs fidèles

Ont donné leur vie pour si peu de croyants

Mais tu me dis, Seigneur, va, mon cœur espère,

Ramène les pécheurs à la Maison du Père.

 

 

C'EST LE PRINTEMPS...

 

Une fleur me tend la main
Le long du chemin
Sa corolle à peine éclose
Me dit tant de choses
De Toi, mon Seigneur.

 

C'est l'aube d'un nouveau matin
Le long du chemin
L'horizon teinté de rose
Me dit tant de choses
De Toi, mon Seigneur.

 

La cloche règle mon entrain
Le long du chemin,
Et son rythme qui s'impose
Me dit tant de choses
De Toi, mon Seigneur.

 

L'oiseau chante son refrain
Le long du chemin
Sa chanson marquée de pauses
Me dit tant de choses
De Toi, mon Seigneur.

 

Le soleil parait soudain
Le long du chemin
Sa lumière qui explose
Me dit tant de choses
De Toi, mon Seigneur.

 

Je ressens ton amour divin
Le long du chemin
Ton regard qui sur moi se pose
Me dit tant de choses
De Toi, mon Seigneur.

 

 ( Poème a aussi été publié dans l'hebdomadaire: "Les Veillées des Chaumières")

 

 

CHOISIR D'ESPERER...

 

Les bontés du Seigneur
Ne sont pas épuisées
C'est pourquoi, dans mon cœur,
J'ai choisi d'espérer.
La source de son amour
Ne tarira jamais,
C'est mon trésor à toujours,
Et j'ai choisi d'espérer.

 

 

LES SAISONS DE LA VIE...

 

Tu es venu, Seigneur au printemps de ma vie
Et tout au fond de moi, j'ai senti ton Appel.
Je t'ai suivi, dés lors, et ton amour fidèle
A mis en moi, la paix, la joie et l'harmonie.

 

En marchant à ta suite dans le brûlant été,
Les chemins étaient rudes mais tu étais là, Seigneur
En me donnant la main, dans un moment de peur,
Tu m'as montré les fruits qui étaient à ma portée.

 

C'est maintenant l'automne aux couleurs irisées.
La marche ralentit, mais l'ardeur reste vive,
Car ton Esprit, Seigneur, renouvelle et ravive
Cet Appel entendu en mes jeunes années.

 

Bientôt viendra l'hiver, la neige et les frimas.
La terre durcira mais ta douce tendresse
Seigneur, m'entourera, car, selon ta promesse,
Les saisons de ma vie refleuriront en Toi.

 

 

SOUS LA PLUIE

 

Non, je ne veux pas de parapluie

Quand Jésus veut inonder ma vie

De bonheur, de paix et d’harmonie,

Oh ! Je ne veux pas de parapluie.

 

La Parole du Seigneur le dit,

Il veut sur nous déverser sa vie.

Les ruisseaux de Dieu sont débordants

Pour ceux qui restent confiants.

 

La Parole du Seigneur le dit,

« Mettez-moi à l’épreuve aujourd’hui,

Les écluses des cieux s’ouvriront

Et vous verrez ma bénédiction. »

 

La Parole du Seigneur le dit,

Votre soif peut être assouvie,

Votre cœur donnez-lui sans tarder,

Laissez l’eau vive vous désaltérer.

 

LES DEUX CLOCHERS

 

Par dessus les toits de mon petit village

S'élèvent deux clochers simples mais altiers.

L'un, tourné vers le sud, remplit le paysage.

L'autre, suit le soleil jusqu'à son coucher.

 

Le clocher de l'Eglise marque toutes les heures

Et son rythme accompagne les moments forts de la vie,

C'est le temps qui s'écoule au sein de nos demeures

Dans la reconnaissance pour les grâces bénies.

 

Mais la cloche du Temple ne sonne que l'été,

Appelant les fidèles au culte du dimanche.

Son tintement joyeux et sa sobriété

Résonnent d'un autre ton, sans esprit de revanche.

 

Ces clochers, aujourd'hui, marquent tout un symbole,

Celui des différences vécues dans le respect.

Leur présence fidèle enseigne sans parole

L'expression de la foi, dans l'amour et la paix.

 

LOUANGE de NOEL

 

Exaltons le Seigneur, le grand Dieu, l'Eternel,

Car selon sa promesse, il suscite un Sauveur.

Il libère son peuple, le sauve du malheur.

Chantons sa délivrance en ce jour de Noël !

 

Gloire, Gloire, Gloire,

Au Dieu de l'univers !

Que sur toute la terre

Soient paix, pardon, lumière !

 

Du fond de mon être monte un chant de bonheur,

Car sur ma petitesse Dieu pose son regard;

C'est sa grâce éternelle, et non pas le hasard

Qui donne à notre monde, Jésus le Rédempteur.

 

Ô Seigneur, mes yeux contemplent en cet instant

Le signe de salut que tu as préparé

Dans ta bonté fidèle pour notre humanité.

Mon attente comblée te loue pour cet enfant.

 

Sauveur de tous les hommes, Roi de la Création,

Ton Eglise, aujourd'hui célèbre ton amour.

De ton peuple sauvé qui attend ton retour,

En ce temps de Noël, reçois l'adoration.

 

POUR LA NUIT DES ETOILES…

 

Les étoiles dansent, dansent, dansent

Dans l'immensité,

En papillotant, elles se balancent

En un grand ballet.

Je reste ravie, dans l'admiration

De leurs configurations.

Au fond de mon cœur un chant s'élance

Dans l'adoration.

 

Les étoiles brillent, brillent, brillent

Dans l'obscurité.

Comme mille feux, elles scintillent

Dans la nuit bleutée.

Mes yeux éblouis et tout pétillants

Admirent tout ce clinquant.

Tout émerveillé, mon cœur s'habille

D'un nouvel élan.

 

Les étoiles chantent, chantent, chantent

De DIEU la bonté.

Dans le grand silence, leurs voix enchantent

Notre humanité.

Nos âmes saisies par la mélodie

Peuvent entrer dans l'harmonie.

Par ce chant, DIEU parle, de sa voix aimante,

De l'Eternité.

 

 

SOLI DEO GLORIA

 

Quand un soir d'été, mon regard contemple

Le coucher du soleil sur les collines bleues…

Et que, doucement, telle la voûte d'un temple

Le ciel s'illumine partout de mille feux,

Mon cœur ébloui et rempli de bonheur

Chante ta gloire, ô DIEU mon Seigneur !

 

Quand, avec tendresse, mon visage se penche

Sur le berceau fragile d'un petit nouveau-né

Et que, tout pétillants, ses grands yeux pervenche

Brillent de tant de vie et de tant de beauté,

Mon être tout ému, et rempli de candeur

Chante ta gloire, ô DIEU mon Seigneur !

 

Quand, dans la prière, une lutte s'engage

Pour faire naître à la foi, un frère repentant

Et que de Jésus-Christ, il reçoit le message

De pardon et de paix, devenant ton enfant,

Mon esprit t'adore et te bénit à cette heure

En chantant ta gloire, ô DIEU mon Sauveur.

 

 

DIALOGUE DE NOËL

Pour préparer nos cœurs à fêter Noël, voici un poème qui illustre un dialogue entre le Ciel et la Terre, entre les anges et les bergers :

 

" Anges, que chantez-vous, en cette nuit si calme ?

Quel est ce chant nouveau aux accords inconnus ?

- C’est la gloire de Dieu que cet hymne proclame

Redonnant à vos cœurs l’espoir tant attendu.

 

" La surprise et l’effroi ont voilé nos visages,

Nos yeux sont aveuglés par un si grand éclat !

- Bergers, ne craignez pas car, enfin, le Dieu sage

Vient à vous aujourd’hui, dans votre monde ingrat.

 

" Le Seigneur parmi nous, comment le reconnaître ?

Où pourrons-nous trouver l’espoir de tant de cœurs ?

- Dans le fond d’une étable, un enfant vient de naître.

De la grâce divine, il est avant-coureur.

 

" Mais qu’apporterons-nous au creux de nos mains vides ?

Serons-nous assez dignes pour un si grand moment ?

- Bergers, n’hésitez pas, mais soyez intrépides,

Donnez-lui votre amour, c’est tout ce qu’il attend.

 

" Sans remettre à demain, mettons-nous donc en route,

Allons tous découvrir l’envoyé du Seigneur !

- Le cœur rempli de joie, abandonnez vos doutes,

Partez pour adorer Jésus votre Sauveur ! "

 

( Ce poème a été primé au concours 2013 à l’Académie Poétique et Littéraire de Provence.)

 

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© Pauline Etcheverry - Auteur